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Portrait d'un architecte : Alain Spielmann

Biographie

 

Alain Spielmann, architecte du pont T1 Alain Spielmann, architecte du pont T1Alain Spielmann est né en 1944 à Zurich, en Suisse. Cet ancien élève de l’Ecole nationale des Beaux-arts et de l’Ecole nationale supérieure des Arts et Industries de Strasbourg (ENSAIS) a consacré une grande partie de sa carrière aux aménagements publics. Il est spécialiste des ponts et grands ouvrages.

 

Il a été de nombreuses fois récompensé :

- Prix du « Plus bel ouvrage métallique » décerné par le Syndicat de la Construction pour : le Pont de Seyssel (Ain), le Viaduc de Briare (Loiret) et le Pont François Mitterrand (Loir et Cher).

- Prix du « Ruban d’Argent » par le Ministère de l’Equipement et des transports pour le Viaduc de l’Isère (Isère)

- Prix du « Ruban d’or » par le Ministère de l’Equipement et des transports pour le Pont sur la Truyère (Cantal)

- « Grand prix de l’ingénierie » pour le Viaduc de la Ravine (Réunion)

Comment décrivez-vous votre travail d’architecte ?

 

Notre réponse est d’apporter une réponse humaine à des projets complexes. Pour chaque projet, nous nous efforçons d’apporter une réponse qui apparaisse comme des évidences dans leur environnement. Notre architecture s’efface ainsi pour que l’ouvrage apparaisse dans toute sa simplicité. Cette démarche suppose de s’imprégner du site. C’est ce que nous avons fait pour ce futur pont au cœur de Lyon.

Quelle est l’idée directrice qui vous a conduit à dessiner ce projet ?

 

Je peux citer deux points fondateurs : l’identité même du Rhône, majestueux et large de 180 m à l’emplacement du futur pont, et la conjonction du Rhône et de la Saône, La Confluence, un point singulier, magique.

Nous devions aussi prendre en compte le bâti alentour afin de nous insérer le mieux possible dans le paysage (le Pont Pasteur, le Musée des Confluences,…). Le pont Raymond Barre fait donc écho au Pont Pasteur qui comporte trois arches en reprenant la même famille de pont avec un arc de 150 m. Nous nous inscrivons dans la continuité.

Il répond également au Pont de la Mulatière sur la Saône puisqu’il est, lui aussi, de biais par rapport au fleuve. Une caractéristique qui offre aux passants une vue inédite sur le fleuve, l’embouchure et la ville.   

Quelle sera sa structure ?

 

L’ouvrage est un arc à tablier intermédiaire. Un pont métallique avec deux arcs fins de 17,5 m de hauteur. Ses proportions ont été étudiées avec beaucoup de finesse, en harmonie avec celles du Musée des Confluences. Pour apporter de la virtuosité à l’ouvrage, les deux arcs seront inclinés à 10° vers l’extérieur, ouvrant ainsi le pont vers le ciel.

L’un des problèmes majeurs que nous devions considérer est la navigation fluviale. Nous avons opté pour deux piles, implantées dans le fleuve, éloignées l’une de l’autre de 150 m, afin d’avoir un chenal navigable très large, sans entrave.

Les berges, dégagées de tout poteau, permettront aux promeneurs de profiter pleinement du panorama.  

Notre volonté est que les Lyonnais s'approprient cet ouvrage

Alain Spielmann