Une dizaine de personnes intervient sur un carrefour à feux pour la mise en place des systèmes de signalisation électrique. Sur une intersection « classique » en croix, 8 supports sont installés. Durant 2 à 3 jours, l’équipe pose les poteaux, tire les câbles électriques et règle les systèmes automatiques.
Pour assurer la rapidité et la fréquence de la ligne C2, les trolleybus sont prioritaires aux carrefours. Grâce à un système de détection, le feu tricolore passe au vert à l’approche du véhicule. La mise en œuvre de cette technologie est assurée par un contrôleur à feux, équipement contenant les systèmes électroniques et logiciels de transmission. Le contrôleur analyse le signal en provenance du véhicule et le transfère aux différents éléments de signalisation du carrefour : panneau de feu tricolore, panneau de signalisation piétons.
Le fonctionnement des feux tricolores est testé pendant les essais. Les conducteurs de trolleybus signalent les défauts afin qu’une maintenance soit opérée. Les techniciens connectent le feu à un automate qui permet de définir la provenance du dysfonctionnement. Les antennes, les connexions ou des branches d’arbres, peuvent être les causes. Si la signalisation d’un carrefour tombe en panne, un SMS est automatiquement envoyé aux techniciens pour assurer un dépannage dans les meilleurs délais.
Les électriciens intervenant sur les systèmes de signalisation électrique n’ont pas suivi de formation dédiée à ce domaine. L’apprentissage de ce métier se fait uniquement par transfert de savoirs. Les technologies avancent très vite pour assurer plus de fluidité et plus de sécurité aux carrefours. Aussi, les opérateurs doivent être capables d’accompagner ces évolutions et s’adapter aux techniques nouvelles